The missing place
Installation vidéo générative multi-écrans
Dimensions variables
Bande sonore : Christophe Charles
Avec le soutien de la Fondation Bettencourt Schueller dans son action en faveur de la Villa Kujoyama
Programme de recherche : CRSH
Remerciements : Hirokazu Tokuyama & Temple Ryoan-ji




Cette installation présente la première numérisation 3D complète du célèbre jardin sec du temple Ryoan-ji à Kyoto, réalisée grâce à une autorisation spéciale. Le jardin, composé de quinze pierres disposées de manière à ce qu’un observateur ne puisse jamais les voir toutes simultanément depuis un point de vue unique, a inspiré de nombreux artistes dont John Cage et David Hockney.
Le dispositif génère en temps réel un parcours infini à travers cette modélisation tridimensionnelle, permettant une exploration continue et fluide de toutes les perspectives du jardin. Cette navigation automatisée crée une tension entre l’incomplétude traditionnelle de la position de l’observateur dans l’espace physique et l’infinitude des déplacements rendus possibles par la virtualisation.
L’œuvre interroge la relation entre expérience corporelle située et omniscience virtuelle. Elle propose une méditation sur la transformation de notre rapport à l’espace et au temps à l’ère numérique, tout en dialoguant avec les principes philosophiques zen qui ont présidé à la conception originelle du jardin au XVe siècle.
This installation features the first complete 3D scan of the famous dry garden at the Ryoan-ji Temple in Kyoto, made possible through special authorization. The garden, composed of fifteen stones arranged so that an observer can never see them all simultaneously from a single vantage point, has inspired numerous artists, including John Cage and David Hockney.
The system generates an infinite path in real time through this three-dimensional model, allowing for a continuous and fluid exploration of every perspective within the garden. This automated navigation creates a tension between the traditional incompleteness of the observer’s position in physical space and the infinitude of movement made possible by virtualization.
The work interrogates the relationship between situated bodily experience and virtual omniscience. It offers a meditation on the transformation of our relationship to space and time in the digital age, while engaging in a dialogue with the Zen philosophical principles that governed the garden’s original design in the 15th century.