Alt.city

Everywhere in the world tremendously big projects see the light. Megacities get organized at a big scale modifying the life conditions of millions of people. Abu Dhabi is one of the main laboratories of this transformation of space and time. How can the residents own their spatial livelihoods? Is it possible to collectively make decisions about urban transformations? How can we predict the destruction of a place and the construction of another?

This never-ending transformation of the city corresponds to upheavals that we can qualify by “post truth” or “alternative facts”.It seems increasingly delicate to establish a common reality as everyone seems to live in an isolated reality, whose common basis are vanishing. The best established facts are becoming doubtful. The most incredible accounts become then possible.

Alt.City suggests to open a poetic space upon this reversal and immerses us in that imaginary world through virtual reality which explores an alternative version to Abu Dhabi. Based on thousands of photographs taken in the city by the artist, an imaginary version of the place is automatically generated by a computer that opens news possibilities of representation. Abu Dhabi becomes a generated image from the town’s real memory. A new vision, without ground nor boundaries, and devoid of any limit from above and underneath, the city appears to spread in all directions. The machine imagines another possible version of the city, another world, inspired from ours and fundamentally different at the same time.

The installation is submerged in blue, a color usually used to make video inlays. The color becomes the indication of a substitution, of a movement, of a shift from one space into another and a reference to Deep Blue computer.

Partout dans le monde, de très grands projets voient le jour. Des mégapoles s’organisent à grande échelle, modifiant les conditions de vie de millions de personnes. Abu Dhabi est l’un des principaux laboratoires de cette transformation de l’espace et du temps. Comment les habitants peuvent-ils s’approprier leurs moyens de subsistance spatiaux ? Est-il possible de prendre collectivement des décisions sur les transformations urbaines ? Comment peut-on prévoir la destruction d’un lieu et la construction d’un autre ?

Cette transformation sans fin de la ville correspond à des bouleversements que l’on peut qualifier de « post-vérité » ou de « faits alternatifs ». Il semble de plus en plus délicat d’établir une réalité commune car chacun semble vivre dans une réalité isolée, dont les bases communes s’évanouissent. Les faits les mieux établis deviennent douteux. Les récits les plus incroyables deviennent alors possibles.

Alt.City propose d’ouvrir un espace poétique sur ce renversement et nous plonge dans cet imaginaire à travers une réalité virtuelle qui explore une version alternative à Abu Dhabi. A partir de milliers de photographies prises dans la ville par l’artiste, une version imaginaire du lieu est automatiquement générée par un ordinateur qui ouvre de nouvelles possibilités de représentation. Abu Dhabi devient une image générée à partir de la mémoire réelle de la ville. Une nouvelle vision, sans sol ni frontières, et sans limite d’en haut et d’en bas, la ville semble s’étendre dans toutes les directions. La machine imagine une autre version possible de la ville, un autre monde, inspiré du nôtre et fondamentalement différent en même temps.

L’installation est immergée dans le bleu, une couleur habituellement utilisée pour réaliser des incrustations vidéo. La couleur devient l’indication d’une substitution, d’un mouvement, d’un passage d’un espace à un autre et une référence à l’ordinateur Deep Blue.

Alt.City, Manarat Al Saadiyat, Abu Dhabi, ÉAU (2017)