The road

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« La route traversait un marécage desséché où des tuyaux de glace sortaient tout droits de la boue gelée, pareils à des formations dans une grotte. Les restes d’un ancien feu au bord de la route. Au-delà une longue levée de ciment. Un marais d’eau morte. Des arbres morts émergeant de l’eau grise auxquels s’accrochait une mousse de tourbière grise et fossile. Les soyeuses retombées de cendre contre la bordure. Il s’appuyait au ciment rugueux du parapet. Peut-être que dans la destruction du monde il serait enfin possible de voir comment il était fait. Les océans, les montagnes. L’accablant contre-spectacle des choses en train de cesser d’être. L’absolue désolation, hydropique et froidement temporelle. Le silence.» (McCarthy, C. (2006). La route. Paris : L’Olivier, 399-400)

It is night time. On the side of the road we catch a brief glimpse of burning houses, stray bodies and charred trees.

La nuit, juste au le bord d’une route sur laquelle nous entreapercevons des maisons en feu, des corps errants, des arbres calcinés.