À rebours

Installation permanente dans la bibliothèque de l’Ecole Normale Supérieure de Paris.

L’artiste Grégory Chatonsky a numérisé des fragments de la bibliothèque de l’ENS. Les imperfections et glitches de cette numérisation produisent une archéologie paradoxale où des technologies actuelles permettent d’imaginer la disparition des lieux et des fonctions. L’avenir probable s’y révèle comme « affreusement ancien ».

Un programme se promène inlassablement et de façon aléatoire dans ces espaces qu’il tente d’épuiser. La perception ne pourra jamais se synchroniser au temps nécessaire à cette possible totalité.

La bibliothèque de l’école est plongée dans une tension entre la conservation garantissant son immunité et sa disparition. Quel est le rôle des lieux de conservation à l’époque des données massives ? La mémorisation des faits et gestes des anonymes ne modifie-t-elle pas l’historicité elle-même ? Comment anticiper le travail des historiens
à venir ?