La méthode d’anarchie en recherche-création

Dialogue avec Antonio Somaini sur le réalisme des réseaux de neurones, l’anarchie en recherche-création pour les artistes et les commissaires, l’exposition Time Machine qui eu lieu à Parme cette année sous la douce férule d’Antonio, Eline Grignard et Marie Rebecchi lors du séminaire Créavis.

« La RC est une demande croissante du milieu insitutionnel et académique suivant le processus de Bologne et la doctorisation des écoles d’art, fruit d’une normalisation à l’échelle mondiale.
L’occasion faisant le laron, la catégorie des artistes-chercheurs se multiplient répondant à cette demande et tentant de lier leur désir individuel à cette demande de l’institution.
La RC qui releverait d’une connaissance intuitive, agile, s’adaptant, doutant, heuristique, créative devient d’ailleurs un modèle entreprenarial d’innovation selon Yves Citton dans l’article : Post-scriptum sur les sociétés de recherche-création.
La RC apparait dans les années 50-60 aux USA avec Donald Judd et la valorisation de l’enseignement supérieur.
L’objectif de la RC serait double : 1/ faire entrer la création dans le milieu de la recherche et donc l’adapter à ses critères et ses normes, 2/ faire reconnaître ce qui a déjà cours dans la création comme recherche. Il y aurait une tension entre la RC comme passé reconnu et comme futur devant s’adapter.
La RC me semble être un bon outil d’observation de l’adaptation de l’élite artiste (N. Heinich) en régime néolibéral (cad une économie faisant appel à l’état pour adapter et transformer les corps). »