Rares II

Impression 100x100cm
3 + 3 APE

Si le minéral est généralement conçu comme inanimé et dévalorisé au titre du biocentrisme, le vivant en est pourtant le résultat. L’habitation terrestre consiste à peupler le minéral et c’est à partir de ses processus chimiques que le vivant émerge.
Cette série, réalisée à partir de photographies prises dans le désert, consiste à peupler le minéral d’une artificialité dont il est l’origine. Les pierres sont colorées, striées de composants techniques dont émerge parfois un paysage de décharge.
Partant d’images photographiques, l’artiste les intègrent dans un réseau de neurones et les transforment grâce à des mots qui viennent transformer les images originales. Celles-ci sont alors hantées par la mémoire de milliers d’autres images, le dataset qui a alimenté le réseau inductif de neurones.
Les processus vivants et techniques apparaissent alors comme une ponctuation du minéral. Ils en sont extraits, à la suite de longs processus de formation, utilisés pendant une durée très brève, et retournent ensuite à la Terre.

If the mineral is generally conceived as inanimate and devalued under the title of biocentrism, the living is however the result. The terrestrial habitation consists in populating the mineral and it is from its chemical processes that the living emerges.
This series, realized from photographs taken in the desert, consists in populating the mineral of an artificiality of which it is the origin. The stones are colored, streaked with technical components from which sometimes emerges a landscape of dump.
Starting from photographic images, the artist integrates them in a network of neurons and transforms them thanks to words which come to transform the original images. These are then haunted by the memory of thousands of other images, the dataset that fed the inductive network of neurons.
The living and technical processes appear then like a punctuation of the mineral. They are extracted from it, following long processes of formation, used for a very short time, and then return to the Earth.

Dans le cadre d’une résidence de recherche-création « Politiques de la Terre » à l’Institut pour la Photographie de Lille.