Le miroir noir de l’imagination artificielle

On établira un parallèle entre l’expérience esthétique dans une exposition d’art et l’imagination artificielle des autocodeurs (RNN et GAN). Un effet de doublure aperceptive est en jeu aussi bien quand on observe les regardeurs d’une exposition et quand on met en oeuvre l’apprentissage profond des machines. L’imagination est l’imagination d’une imagination et rend indiscernable les causes et les effets. L’empirisme transcendantal comme expérience des limites de l’expérience semble être au coeur de ces deux processus et permet d’envisager les développements récents des réseaux récursifs de neurones d’un point de vue artistique par lequel les possibles renversent l’effectif.

1- Déluge des données et apprentissage profond
2- Schize de l’expérience esthétique et des autocodeurs
3- L’imagination imaginée deux fois (Memories center, Deep subtitles, Terre Seconde)

18 octobre 2017 – Université de Toulouse
Dans le cadre du colloque « Émotion, cognition et création artistique » organisé par Xavier Lambert