Morphogenèse d’une seconde nature – Laboratoire espace cerveau, Biennale de Lyon

23 novembre 2019
Usine Fagor
Sur invitation de Raphaël Brunel et Julien Discrit,
http://www.laboratoireespacecerveau.eu/index.php?id=681

Quelle que soit la terminologie choisie pour la définir, la périodeque nous traversons est caractérisée par des mutations brusques,opérant tant à l’échelle des écosystèmes et du climat qu’à celle, cellulaire et moléculaire, du corps et de la matière. Aussi les échanges permanents induits par la coexistence des humains et des non-humains peuvent être envisagés sous l’angle d’une perpétuelle contamination réciproque. Dans certains cas, celle-ci devient la source d’une confusion entre le naturel et l’artificiel. Tout type d’interface sensible mise en contact et en relation avec un organisme, une substance ou une technologie exogènes se voit ainsi évoluer ou être reconfigurée.

Dans quelles mesures ces logiques d’affection ou d’infection produisent-elles un ensemble d’effets, d’influences ou de réactions à même de générer une situation nouvelle et dynamique dans laquelle la métamorphose primerait sur l’être, où le changement ne serait que permanence ?

Résumé de mon intervention :

J’essaierais ici de donner une explication historique à la métamorphose formelle des images générées par les réseaux récursifs de neurones en démontrant que ceux-ci découlent d’une tradition des flux articulant la nature, les corps et les techniques. Ceci permettra de comprendre la « ressemblance » entre la métamorphose des formes naturelles et des formes générées par les réseaux de neurones. La seconde nature n’est pas la répétition à l’identique et mimétique d’une prétendue première nature, mais la revenance de sa mémoire.